Paris sportifs : peu de revenus et trop d’opérateurs*img0* À l’issue du Sommet canadien du jeu en ligne qui s’est tenu il y a quelques jours de cela à Toronto, certains opérateurs de paris sportifs semblent avoir fait mauvaise mine. Le communiqué de presse diffusé par l’AGCO (Commission des alcools et des jeux de l’Ontario) et iGaming Ontario a confirmé un partage de revenus annuels nets d’environ 150 millions de dollars canadiens. Or, seulement treize sociétés et bookmakers ont obtenu l’autorisation d’exercer en Ontario. Avec un partage des recettes aussi restreint, les opérateurs concernés se sont plaints « d’une très nette déduction des investissements réalisés et d’une marge faible et bien peu convaincante ». Les bookmakers qui se sont d’ores-et-déjà positionnés comme des leaders du secteur – notamment bet365, BetMGM et FanDuel – ont certes réalisé les meilleurs chiffres à l’occasion de ce premier trimestre mais auront très prochainement l’opportunité de racheter les enseignes qui ne parviennent pas encore à émerger. « Nous ne voulons pas faire l’objet de rachat », déclare le directeur général de l’une de ces sociétés qui demeurent aujourd’hui en danger. À savoir que les activités de poker et de casino en ligne ont généré des revenus bien plus attractifs que pour les paris sportifs sur le web. L’AGCO et iGaming Ontario ont d’ailleurs délivré davantage de licences aux organismes concernés, et plusieurs salles de poker opèrent actuellement sur le marché ontarien. Une véritable guerre de marketing et de communication s’apprête à être lancée pour PokerStars, 888poker et partypoker notamment. Le véritable problème du manque de rentabilité des paris sportifs réside dans le fait qu’il provoque indirectement une baisse de l’attrait des Canadiens pour le sport en général. « Forcément, les citoyens délaissent le hockey pour jouer au poker maintenant ! », s’écrie l’un de ces opérateurs. « Nous avons beaucoup de mal à nous aligner sur les offres promotionnelles proposées par les opérateurs de poker en ligne ». Là où le Sommet canadien du jeu en ligne fut une réunion enrichissante et positive, c’est dans la volonté du gouvernement de l’Ontario de coopérer avec les 13 opérateurs de paris sportifs afin de lutter contre les dérives comme la corruption et le dopage. « Nous avons un intérêt commun, avec le gouvernement et les opérateurs de paris sportifs. La coopération doit être totale et il n'est pas question d'autonomie du mouvement sportif», a exprimé un représentant du Comité olympique canadien (COC). Pour d’autres personnalités politiques, les lois et régulations provinciales et fédérales sont essentielles dans le sens où elles responsabiliseraient à la fois les opérateurs et les mouvements sportifs. Il n’empêche que certains d’entre eux sont actuellement mal en point et qu’un petit coup de pouce financier serait non négligeable. |